Georges Ramaïoli devant tous ses personnages.

Photo de Jacky Van Sull, photographe Belge qui a publié un livre de portraits de tous les auteurs de bande dessinée Belges posant devant leurs personnages.

Georges Ramaïoli est le seul auteur français présent sur cet ouvrage.

dimanche 24 janvier 2010

Georges Ramaïoli est né à Nice le 26 Juin 1945.
D’après la légende familiale, c’est dans les bulles des petits Mickeys” qu’il apprend à lire. Dessinateur autodidacte précoce, sa mère refuse que le petit Georges suive à 12 ans des cours de dessin de nu intégral. A son grand regret, il lui faudra donc quelques années pour parvenir à un dessin anatomique passable (selon lui) qui le satisfasse.

Après des études d’ingénieur, il travaille pendant treize ans pour le ministère de l’équipement (à l’époque les Ponts et Chaussées) où il participe, comme il dit, à la “défiguration routière de la Côte d’Azur”.
A côté de cet emploi officiel, il fait de la bande dessinée. Un jour, un collègue partageant la même passion lui montre une annonce de Nice-Matin dans laquelle un journal de Tahiti recherche des dessinateurs de BD. Il tente sa chance et publie sa première BD rémunérée : “O TUPAPAU”. Hélas, le journal ne paraîtra que quelques semaines et l’aventure n’ira pas plus loin qu’une dizaine de pages.

Après différentes tentatives et publications non rémunérées dans des fanzines, il rencontre Jean Giraud / Moebius en 1973 venu dédicacer à Nice. Le dessinateur de Blueberry et Jean-Pierre Dionnet projetaient alors de monter une revue. Il raconte à Georges Ramaïoli une histoire courte, lui proposant de la prendre dans leur journal s’il arrive à la mettre en images. La revue ne se fera finalement pas mais le récit “Duel à Charity” sera publié dans le Charlie Mensuel numéro 67 d’août 1974.
Plus tard, dans son numéro 92 de septembre 1976, Georges Ramaïoli publiera un autre récit court, Western, “Et une corde pour le bourreau !”, scénarisé cette fois par René Durand.
Les deux hommes s’étaient rencontrés quelques années plus tôt, suite à une annonce passée par le scénariste dans la revue “Actuel”. Ensemble ils créeront pour les éditions Glénat La Terre de la Bombe, publié dans le magazine Le Canard Sauvage. A l’arrêt de ce journal, Glénat lance le magazine Circus, dans lequel le duo d’auteurs publie une nouvelle série : L’Indien Français.
C’est fin 1979 - début 1980, alors qu’il dessine conjointement les séries L’Indien Français et La Terre de la Bombe, qu’il décide de ne vivre que de son dessin et abandonne son emploi de fonctionnaire.
Bien que reconnu à cette époque uniquement comme dessinateur, Georges Ramaïoli participe déjà beaucoup à l’élaboration des scénarios. En effet René Durand travaillant également comme professeur tardait à livrer ses scénarios.
La série La Terre de la Bombe se termine prématurément au cinquième album. Après la parution du septième tome de L’Indien Français, Georges Ramaïoli quitte les éditions Glénat.
Après quelques mois d’errance qui l'amèneront aux éditions Milan (l'Horus de Neken avec François Corteggiani) et aux éditions Blanco (Ardoukoba, avec Philippe Aubert), il entre aux éditions Lavauzelle et y publie le premier tome de ce qui sera sa plus grosse série : Zoulouland. Cette série marque ses grands débuts en tant que scénariste, avec une petite participation de son complice René Durand.
Un an après, les éditions Lavauzelle, suite à une mauvaise gestion, abandonnent la bande dessinée. Georges Ramaïoli se retrouve à nouveau sans éditeur.
C’est chez Soleil, maison d’édition naissante, qu’il continuera la publication de la série Zoulouland (dix-huit tomes en tout) et que sortira le huitième et dernier album de la série L’Indien Français.
Pour cet éditeur, chez qui il sera également directeur de collection, il prend le pseudonyme de Simon Rocca lorsqu’il scénarise pour d’autres dessinateurs. Citons entre autres Gérard Mathieu (Corpus Christi ; deux tomes), Michel Suro , (Barca ; un tome) Jean Claude Cassini (Bouffe-Doublon ; trois tomes), Thierry Girod (Wanted ; six tomes), André Houot (le Khân ; cinq tomes), Serge Fino (Starblood ; deux tomes) et surtout Jean-Yves Mitton, avec qui il créera son autre plus grosse série : Vae Victis (quinze tomes).
Georges Ramaïoli n’en délaisse pas moins le dessin et publie sous son nom en tant qu’auteur complet, non seulement la suite de Zoulouland, mais aussi les séries Les Scythes (trois tomes) et La Saga de Bas de Cuir (six tomes), adaptation des romans de James Fenimore Cooper.
Après avoir conclu les séries Vae Victis et Zoulouland, Georges Ramaïoli quitte les éditions Soleil. Il publie chez Joker les trois tomes de la série La Légende d’Oregon-Jo, puis entame une nouvelle collaboration avec Jean-Yves Mitton pour la série Colorado. Cette fois, les rôles sont inversés, il sera le dessinateur et Mitton le scénariste. Le premier album est d’abord publié chez Carpe Diem. Après le dépôt de bilan de cet éditeur, Georges Ramaïoli se lance dans l’aventure de l’auto-édition et publie la suite de la série aux éditions Daric.
Chez cet éditeur, il poursuit également la série Mayas, créée plusieurs années plus tôt en collaboration avec René Durand pour la revue Okapi. Il en réécrit cependant les textes, qui dans la première version s’adressaient à un jeune lectorat.
En plus des séries Mayas et Colorado qui devraient compter cinq tomes chacunes, il scénarise pour le jeune dessinateur Julien Barthélémy un récit complet en deux volumes, Victor Hugo et l’affaire des filles de Loth, publié en 2009 aux éditions Clair de Lune.
Avec cette mini-série oscillant entre humour et érostisme, Georges Ramaïoli prouve à soixante-quatre ans qu’il a encore plus d’une corde à son arc.
A suivre... ?

2 commentaires:

Patricia a dit…

La première image présentée est extraite de la bd publiée a Tahiti ? On verra les planches un jour ?

Au passage : Quel bel homme !! Le livre de Jacky Van Sull est disponible ? J'ai fait une recherche sur Amazon, introuvable !

chien Dakotas a dit…

J'ai au total plus d'une centaine d'albums que je reluque régulièrement sur mes étagères placées au mur derrière mon ordi- Ceux de G.R. Vu qu'il en a encore et toujours sous la pédale, il va falloir que je consolide tout ça, sinon je risque de péter mon écran 16/20 sous une avalanche au prochain alboum!.
Faut continuer, pas de problème, je conforte, je consolide, et merci pour le rêve, sur cette "terre des bombes" sans fin.